Spectacles

MOLLY BLOOM

CRÉE A LA COURSIVE – SCÈNE NATIONALE DE LA ROCHELLE DU 9 AU 11 JANVIER 2013
Le personnage Molly Bloom, femme de Léopold Bloom, n’apparaît directement que deux fois dans le roman de James Joyce.
Une fois dans le premier épisode de la seconde partie, et une fois encore à la fin, pour prononcer l’épilogue. Mais elle est constamment présente dans les pensées de son mari tandis qu’il poursuit ses pérégrinations tout au long de la journée.
En huit phrases sans ponctuation, d’environ cinq mille mots chacune, Marion (Molly) brosse un portrait d’elle-même que Léopold ne connaît pas, un portrait d’un Poldy (Léopold) qui s’ignore et que ses amis ignorent, et le portrait d’un Univers dont les valeurs seraient contestées par tous les autres personnages du livre.
Rien en Molly Bloom n’évoque la froideur d’une abstraction, et cependant, elle est plus symbolique que tout autre personnage d’Ulysse.
Ce qu’elle symbolise est évident : c’est la terre toute grouillante avec son foisonnement innombrable de créatures.
Portrait  // Céline Sallette
« J’ai une lenteur naturelle. Mais tout ce qui est vivant m’intéresse. » Céline Sallette
Cette jeune actrice enchaîne les rôles et s’impose sûrement. Elle a commencé par le théâtre semi-professionnel et progressé dans le métier sagement et sûrement. Son talent a fleuri plus vite avec l’amour du metteur en scène Laurent Laffargue, qui lui a donné le rôle de Desdémone sur scène, et une petite fille dans la vie. « C’est très beau d’être guidée par quelqu’un qui croit en vous. » Au cinéma, c’est Patrick Grandperret qui lui a tendu la main avec Meurtrières, en 2005. Puis il y a eu, Marie-Antoinette de Sofia Coppola et Au-delà de Clint Eastwood. Et maintenant, trois films sortis en moins d’un an : avant Ici-bas de Jean-Pierre Denis, il y a eu Un été brûlant de Philippe Garrel, puis L’Apollonide de Bertrand Bonello, qui vient de lui valoir le prix Lumière du meilleur espoir féminin, décerné par la presse étrangère, et d’être nominée aux Césars 2012.
Les deux films l’ont introduite dans les grands festivals internationaux, Cannes et Venise. On la retrouve dans le film de Jacques Audiard, De rouille et d’os. Aujourd’hui, elle tourne sous la direction de Costa-Gavras.
Et elle se prépare en 2013 à devenir Simone Signoret.
Le Figaro
MOLLY BLOOM
D’après le chapitre 18 d’ULYSSE de James Joyce
Traduction de Tiphaine Samoyault
Adaptation Laurent Laffargue, Céline Sallette
Mise en scène Laurent Laffargue
Avec Céline Sallette (Molly Bloom)
Assistante à la mise en scène Manon Colomb de Daunant
Scénographie Philippe Casaban, Eric Charbeau sur idée de Laurent Laffargue
Musique Jo Doherty
Lumière Alain Unternehr
Maquillage, coiffure Muriel Leriche
Régie générale Nicolas Brun
© Editions Gallimard pour la traduction
En tournée :
Du 9 au 11 janvier 2013 à La Coursive de La Rochelle (17)
Le 31 janvier 2013 à Muret (31)
Du 5 au 9 février 2013 au Théâtre National Bordeaux Aquitaine (33)
Du 12 au 13 février 2013 au Moulin du Roc de Niort (79)
Du 21 mars au 7 avril 2013 au Théâtre de la Commune d’Aubervilliers (93)
Du 21 au 22 mai 2013 au Théâtre de l’Ouest Parisien – Boulogne-Billancourt (92)
Production Compagnie du Soleil Bleu
En coproduction avec le Théâtre de la Commune – Centre dramatique national d’Aubervilliers / La Coursive, scène nationale de La Rochelle
Avec le soutien du Conseil Général de la Seine-Saint-Denis et de la Chaufferie – Compagnie DCA – Philippe Découflé.
La Compagnie du Soleil Bleu est conventionnée par le Ministère de la Culture/DRAC Aquitaine, subventionnée par le Conseil Régional d’Aquitaine, la Ville de Bordeaux et le Conseil général de la Gironde

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